26 mai 08
La petite fille et sa destiné (n°2).
Commentaires : 2 Commentaires »Catégories : Photographie
Beaucoup de choses: des choses biens, des choses nulles, des podcasts, et beaucoup d’electro.
Cliquez sur l’image ou ici pour voir en grand.
Il y a des gens qui ont parfois des idées tordues mais pas moins bonnes pour autant. C’est le cas de William Hundley, qui, sous le pseudonyme de albino_octopus publie une série de photos intéressantes, intitulée Entoptic Phenomena.
Cette suite d’images nous montre des personnes bondissantes recouvertes d’un tissus coloré. Cela donne un résultat aux formes de créatures mystérieuses du plus bel effet.
Vous trouverez ici la galerie de William Hundley, et ici la série d’image en question.
Petit à petit je me sentais de mieux en mieux au sein de la clinique, je prenais mes habitudes, je connaissais au fur et à mesure l’ensemble des infirmières de mes services (et Dieu sait combien il y en a!), il était de plus en plus facile de discuter avec elles des sujets qui me semblaient sensibles, tels que les problèmes des castes, du mariage arrangé, de la condition de la femme en Inde. Si les castes peuvent en émouvoir certains, les mariages arrangés et la condition des femmes dans le pays semble être complètement acceptés : on naît femme donc on vit comme “doit” vivre une femme, c’est à dire qu’elle sera considérée dès sa naissance comme un poids financier (le prix de son éducation auquel s’ajoutera le coût énorme de la dote), si la famille a peu de moyen, la petite fille ira donc travailler dans le meilleur des cas, se prostitura dans le pire, elle ira moins facilement à l’école (à quoi bon car ça ne lui apprendra pas à avoir un mari), et une fois mariée elle sera soumise à l’autorité de son mari et de sa belle mère qui elle même se vengera sur sa belle fille des sévices qu’elle a endurée étant jeune. Ce n’est bien sûr pas le cas de toutes les familles (notamment dans le nord du pays où j’ai senti une grande différence à ce niveau là), mais je vous assure qu’être une femme en Inde est une dure affaire.
Je discutais un jour avec un indien malchanceux car père de quatre filles, il voulait marier la plus grande avec un homme dont la famille demandait comme dote plus de 100 000 roupies en biens (moto, réfrigérateur, téléphone, ordinateur…). Le père gagnait 3000 roupies par mois, et une fois son loyer payé il ne lui restait tout juste que 500 roupies pour se nourrir. Il réfléchissait donc a l’endettement (courant en Inde, des familles s’endettent de génération en génération pour payer les dotes de leurs filles), ou bien à “vendre” le salaire de sa fille car il était bon (9000 roupies soit 150 euros par mois). En gros sa fille allait verser la totalité de sa paye à la belle famille durant plusieurs années pour payer la dote de son propre mariage…
Sur l’image, une petite fille avec ses parents à Madurai, Inde.